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Le blog de PANSE

OUMPAH-PAH: PAS ASSEZ CONNU

28 Février 2011 , Rédigé par PANSE Publié dans #COUPS DE COEUR

En plein rêve américain, au lendemain  de la guerre, René GOSCINNY et Albert UDERZO imaginent   la première version d'une série se déroulant aux U.S.A et jouant du contraste entre les traditions d'une tribu de peaux rouge vivant à l'époque moderne

 

Le scénario de GOSCINNY déjà truffé de gags est d'une redoutable efficacité

 

les guerriers ont déjà des noms cocasses (Ciel d'été, Ah-ce-qu'il-fait-chaud-ici..;) mais le plus brave des braves se nomme OUMPAH-PAH

 

le scénario tient en 6 pages:

Les Opaches déclarent la guerre aux Pieds plats.

OUMPAH-PAH doit retrouver la hache de guerre mais l'urbanisation fait qu'elle est désormais enterrée non plus au pied d'un vieux chêne mais d'une pompe à essence...

Sur le sentier de la guerre, les Pieds Plats retrouvent leur habitudes ancestrales et OUMPAH-PAH doit se rendre chez les Opaches...Et c'est tout...

 

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Le scénario est refusé par Paul DUPUIS, mais quelques semaines plus tard GOSCINNY est envoyé aux Etats Unis

Sur place il retrouve ses amis auteurs de BD. Harvey KURTZMAN (créateur de MAD) traduit les dialogues, les textes des bulles sont réécrits par Franck ENGLI (le lettreur de Milton CANIFF)

 

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malgré cela, OUMPAH-PAH ne trouve pas preneur et retourne dans son carton à dessin

 

 

Sept ans plus tard, le héros à droit à une seconde vie.

Le magazine TINTIN demande aux auteurs de créer une série et ils ont l'idée de reprendre OUMPAH-PAH mais en le situant cette fois à l'époque de la colonisation au XVIIIème siècle

on y retrouve l'atmosphère du "Dernier des Mohicans"  et la passion de GOSCINNY pour les westerns.

Mais surtout depuis 1955; GOSCINNY fait vivre avec MORRIS un autre cow boy: LUCKY LUKE

 

OUMPAH-PAH nouvelle version parait dans le magazine TINTIN le 2 avril 1958

 

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mais cette série ne résistera pas au vote des lecteurs.

Tous les mois, en effet, le journal soumet les séries publiées à un référendum.

OUMPAH-PAH se retrouvant en mauvaise posture (11ème), les deux auteurs décident d'arrêter l'aventure en 1962 malgré les conseils de la rédaction.

 

Sans doute, GOSCINNY et UDERZO ont ils été un peu vexés, mais à cette date GOSCINNY est accaparé par LUCKY LUKE, Le Petit NICOLAS et surtout par la direction du magazine PILOTE dans lequel il fait vivre ASTERIX né un an après OUMPAH-PAH

 

OUMPAH-PAH est le héros de la série.

Fils de PAPAH-PAH et de MAMAH-PAH, c'est un grand indien doté d'une musculature impressionnante. Il est le brave des braves de la tribu des SHAVASHAVA

 

 

oumpah pah

 

il vénère "le puma" son totem et NANABOZHO le grand lapin

Il ignore la peur et porte un regard sans concession sur les coutumes des "conquérants"

Il partira lui même rencontrer le Roy de FRANCE qui lui confira une mission

 

Il est accompagné de son fidèle ami et frère de sang, Hubert de la PATE FEUILLETEE qu'il surnommera DOUBLE SCALP à cause de sa perruque

Fougueux et téméraire, DOUBLE SCALP est toujours volontaire pour les missions dangereuses

Son courage n'a d'égal que sa naïveté et sa maladresse, mais l'indien athlétique et le frêle gentilhomme forment un duo inséparable.

 

 

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D'autres personnages viennent enrichir la série:

GROS BISON le chef de la tribu des SHAVASHAVAS (Il termine ses propos par "GROS BISON a parlé")

 

Octave Claude de l'EPANCHEMENT de SYNOVIE (commandant de la garnison de FORT PETIT)

 

Y-PLEUH le piètre sorcier de la tribu dont les incantations provoquent systématiquement des averses, il lutte (sans succès) contre l'arrivée de DOUBLE SCALP dans la tribu

 

Mon préféré est le vieux sage N'A-QU'UNE DENT,

mauvais caractère e maladroit, il déteste les visages pales en général et Hubert/DOUBLE SCALP en particulier.

Toutes ses tentatives pour se débarrasser du chevalier échoueront et à force de se chamailler avec son complice Y-PLEUH il perdra son unique dent et sera rebaptisé N'A-QU'UNE DENT-MAIS-ELLE-EST-TOMBEE-ALORS MAINTENANT-N'EN A -PLUS

 

 

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C'est aussi dans OUMPAH-PAH que GOSCINNY invente l'un des plus long nom de personnages de la BD avec l'officier prussien Frantz KTATZENBLUMMERSWISHUNDWAGENPLAFTEMBOMM (ouf) que son supérieur trouve le moyen de déformer en KTATZENBLUMMERSWISHUNDWAGENPLAFTEMBIMM (ce que l'intéressé corrige bien sur)

un seul personnage portera un nom aussi long dans IZNOGOUD (inventé par... GOSCINNY)

 

OUMPAH-PAH n'aura vécu que cinq épisodes qui paraitront sous forme de 3 albums de 1961 à 1967.

La série n'aura malheureusement jamais de suite.

Elle sera réédité en 1979 dans un album regroupant l'intégrale

 

 

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puis à partir de 1995 aux éditions ALBERT RENE (en 3 volumes)

 

Mais la question demeure posée:

OUMPAH-PAH imaginé en 1951 est il la première création du duo GOSCINNY/UDERZO ou doit on prendre en considération la série publiée en 1958 ce qui en fait alors la 3ème création après JEHAN PISTOLET et LUC JUNIOR?

Une seule chose est sure, on trouve dans OUMPAH-PAH tous les ingrédients du succès d'un petit gaulois devenu célèbre

 

 

asterix oumpah pah

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FEVRIER: MOIS DE LA ST VALENTIN

14 Février 2011 , Rédigé par PANSE Publié dans #LA PIN UP DU MOIS

 

Qui mieux que FALBALA peut incarner la ST VALENTIN?

 

Qui n'a jamais sentir son coeur battre pour elle?

 

 

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Qui n'aimerait pas être à la place d'IDEFIX

 

 

 falbala

 

 

Rendez vous le mois prochain avec Miss MARS

 

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LES FUNNIES

6 Février 2011 , Rédigé par PANSE Publié dans #COUP DE RETRO

Retracer l’histoire de la Bande dessinée est une tache ardue.

 

 

 

 

 

Je vais pourtant tenter d’en faire ici un tour d’horizon en avouant que celui ci ne sera jamais complet et laisse une place à la subjectivité

 

La raison qui me pousse à commencer par l’évolution de la B.D aux USA s’explique aussi par un choix subjectif.

Si la BD est un phénomène mondial, si elle puise ses racines en EUROPE c’est aux USA qu’elle a connu le développement le plus rapide dans ses premières décennies.

 

William Randolph Hearst et de Joseph Pulitzer tentent de fidéliser leur lectorat en publiant dans l'édition dominicale des pages d’humour, les funnies (dessins humoristiques). Ces pages portaient le nom de comic supplément.

Les dessinateurs, au fil des années, vont créer des personnages récurrents puis développer les dessins en deux ou trois cases disposées horizontalement : c’est le début des strips (bandes comiques). Devant le succès, les patrons de presse font paraître des strips chaque jour de la semaine, l'édition du dimanche reprenant les strips de la semaine avec un « bonus » : le top qui consistait en un strip original qui reprend souvent un personnage secondaire.

 

 

C'est en 1892 que W. Hearst fait paraître le premier strip dans son premier journal, que son père vient de récupérer en paiement d'une dette de jeu, le San Francisco Examiner. James Swinnerton crée à cette occasion les premiers dessins d’animaux humanisés Little Bears and Tykes

  

Joseph Pulitzer, le mentor de W. Hearst, publie en 1894, dans le New York World, le premier strip en couleurs dessinée par Walter McDougall. C’est à la même date et dans le même journal que Richard F. Outcault dessine Hogan’s Alley, créée quelques temps avant dans le journal Truth, dans lequel un gamin des rues est habillé d’une chemise de nuit bleue qui deviendra en 1895, compte-tenu des impératifs de fabrication, jaune. Rapidement le petit personnage devient la coqueluche des lecteurs qui le nomme Yellow Kid.

  

yellow kid

 

 

Le succès de Yellow Kid dope la vente du New York World attisant la convoitise de W. Hearst. La concurrence féroce que se livre W. Hearst et J. Pulitzer aboutit en 1896 au débauchage de R. Outcault par W. Hearst pour travailler au New York Journal.

Une âpre bataille judiciaire autorise J. Pulitzer à continuer la parution de Hogan’s Alley qu’il confie à Georges B. Luks et W. Heart à publier la série sous un autre nom et R. Outcault choisit The Yellow Kid qui dès le 25 octobre 1896 prononcera ses premières paroles dans un balloon ;

R. Oucault avait déjà fait parler d'autres personnages de son strip dans des balloons.

 

En 1902 R. Outcault retourne au New York World et dessine l’antithèse de Yellow Kid avec Buster Brown, un enfant issu de la bourgeoisie new yorkaise.

  

  

C’est dans American Humorist, supplément hebdomadaire du New York Journal et en 1897 que Rudolph Dirks dessine The Katzenjammer Kids (Pim, Pam et Poum) sous forme d’« histoire en images » mais très vite R. Dirks utilise des balloons. C’est la première bande dessinée à utiliser la narration linéaire.

 

katzies

 

 

Mais R. Dirks se brouille avec W. Hearst et quitte son journal pour aller dessiner dans le New York World de J. Pulitzer les Kids sous le nom de Hans and Fritz tandis que W. Hearst confie les Katzenjammer Kids à Harold Knerr.

  

 captainkids

 

pim pam poum

 

(PIM PAM POUM)

 

 

C’est de 1905 que les puristes datent la première bande dessinée n’utilisant que des balloons pour faire parler les personnages. Il s’agit de Little Nemo in Slumberland dessinée par Winsor McCay pour le New York Herald de J. Pulitzer. Cette bande dessinée est moderne à plus d’un titre, hormis le fait de l’utilisation systématique des balloons, W. McCay casse pour la première fois la mise en page des strips en utilisant au maximum la surface de la planche pour créer des cases de dimension adaptée au récit. Il fait aussi une utilisation hardie des couleurs entre tons pastels et couleurs pures dans un style très Art Nouveau. W. McCay s’adresse à un public adulte comme déjà en 1904 avec Little Sammy sneeze qui détruit le cadre de sa case en éternuant le 24 septembre 1905 dans le New York Herald.

 

 

little nemo

 

 

Le succès des sunday-strips est tel que le San Francisco Chronicle est le premier journal à faire paraitre en 1907 des daily-strips dans ses pages sportives quotidiennes avec la série Mister Mutt start in to play the races de Bud Fisher et qui devient Mutt and Jeff dans les pages du San Francisco Examine. Les sunday-strips se généralisent rapidement dans l’ensemble de la presse américaine.

 

En 1910 George Herriman dessine The Dingbat Family dans le New York Journal de W. Hearst. Au départ le strip n’a pas beaucoup de succès mais elle plait au boss qui la soutient. C’est dans ce strip qu’apparaissent progressivement Offissa Pupp, Ignatz Mouse et Krazy Kat.

 

 

krazy kat

 

 La bande s’appelle Krazy Kat en 1913. Elle est aujourd’hui considérée comme une œuvre majeur de la bande dessinée internationale compte tenu du nombre important de dessinateurs qui se déclarent influencés par le dessin de G. Herriman ainsi que par sa maîtrise de l’absurde et le surréalisme de ses dialogues.

  

C’est en 1912, que W. Hearst crée International News Service qui prend le nom de King Features Syndicate en 1914. Cette agence a pour objectif la vente à la presse mondiale des bandes dessinées dont elle détient les droits. Suivent United Feature Syndicate, New York News Syndicate, Field Newspaper Syndicate, McNaught Syndicate, etc.

  

Le dessinateur n’est qu’un employé du syndicat qui peut être remplacé à tous moments par un autre dessinateur qui reprendra ses personnages. Les dessinateurs abandonnent tous leurs droits aux profits des patrons de presse et cela durera jusqu'en 1950. Ainsi apparaît le principe du héros de bande dessinée passant de dessinateur en dessinateur.

  

Depuis la création des daily strips en 1907 et des syndicates à partir de 1912, c'est l'explosion des comics. Pratiquement toute la presse des USA publie des strips donnant leurs chances à des auteurs et des dessinateurs que la presse nationale ne reconnaît pas.

 

C'est à ce moment que les comics vont prendre un premier tournant. Si en Europe la bande dessinée est d'abord et avant tout enfantine, aux États-Unis le comic est adulte et familiale ; C’est ainsi que va se développer ce qui sera appelé plus tard les family strips, des bandes racontant l'american way of life naissante. Cela durera jusqu'à un certain 24 octobre 1929, le Jeudi noir de la Grande Dépression. La crise change la vie des américains et influence aussi les comics en annonçant la fin des funnies.

 

(A suivre...)

 

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