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Le blog de PANSE

COUP DE COEUR N°5: LES TUNIQUES BLEUES

1 Février 2009 , Rédigé par PANSE Publié dans #COUPS DE COEUR

Je suis conscient de ne pas avoir été très original en imaginant « LES INDIENS ». De indiens et des visages pales sont légions dans la BD. De tous temps, comme le cinéma, l’Ouest et sa conquête ont inspiré les auteurs et les dessinateurs.

Le plus emblématique de tous ses pionniers est sans doute LUCKY LUKE. Pourtant ce n’est pas du célèbre cow boy dont je vais parler aujourd’hui.

Il est toutefois indirectement à l’origine d’une autre série « western » : LES TUNIQUES BLEUES 

LUCKY LUKE paraissait dans les pages du journal SPIROU depuis 1946 mais en 1968, il rejoignit PILOTE, laissant les éditions DUPUIS orphelines d’une de leur locomotive.

DUPUIS cherchait alors une série pouvant le remplacer : un western colique.

Lourde tache pour les successeurs de GOSCINNY et MORRIS.

Raoul CAUVIN, s’y attela avec Louis SALVERIUS (SALVE) au dessin. C’est ainsi que naquirent les TUNIQUES BLEUES .





Au décès de SALVERIUS en 1972 ? C’est Willy LAMBIL qui reprit les personnages et termina l’histoire « HORS LA LOI ».

Lors du 1er épisode, un détachement de Tuniques Bleues affrontent les dangers de la cohabitation avec les tribus indiennes.

Cette aventure me fait toujours penser aux 1ers épisodes de BLUEBERRY.

Très vite la série évolue. Les personnages secondaires (BRYAN, TRIPPS), s’effacent et les personnages principaux deviennent incontournables.

Mais surtout, la série quitte les schémas classiques pour décrire la guerre de sécession et ses horreurs.

Le trait comique de SALVERIUS fait place à celui plus semi réaliste de LAMBIL, le propos devient plus grave. Mais les 2 héros conservent leur gros nez et l’humour reste présent permettant de ridiculiser l’ineptie des guerres

Les Tuniques Bleues ce sont avant tout :

 

Le sergent Cornélius CHESTERFIELD . Il voue un culte à l'armée, déteste par-dessus tout les déserteurs, et rêve d'avoir cicatrices et décorations, même s'il a plus souvent les unes que les autres. Soldat borné, et discipliné, son amitié pour BLUTCH est indéfectible. Il est plus bête que méchant et cache un cœur d’or qui attire la sympathie.


 


Le caporal BLUTCH : C’est le reflet inversé de CHESTERFIELD.
. Bien qu'il dise éprouver une haine sans borne pour le sergent Chesterfield, ils sont généralement inséparables. Il a dressé sa jument Arabesque afin qu'elle s'écroule et fasse la morte dès qu'elle entend un coup de feu, afin de lui servir d'excuse pour éviter les assauts. Il n'a qu'un rêve : déserter cette armée où il n'a jamais voulu se retrouver, au grand dam du sergent Chesterfield. Mais ses tentatives de fuite sont toujours découvertes, ou contrariées par celui-ci...



 

BLUTCH et CHESTERFIELD serviront dans l’infanterie, l’artillerie, même la marine, mais ils sont le plus souve,t affecté au 22ème de Cavalerie sous les ordres du Capitaine STARK, un officier qui ne connaît qu’un ordre : « CHAAARGEZ !!! » sans se soucier du sort de ses hommes.

 

Il arrive aussi que nos héros retournent à FORT BOW où CHESTERFIELD peut soupirer d’amour pour la fille du colonel APPLETOWN, Amélie.

Lors d’un de ses séjours, il sont confrontés au « CAPTAIN NEPEL », colèreux, intolérant, raciste et…borgne. Son nom est l’anagramme de celui de Jean Marie LE PEN, l’album ouvrant ainsi une parenthèse pour dénoncer la politique contemporaine et surtout une certaine idéologie.



 

BLUTCH et CHESTERFIELD pourraient même selon certaines rumeurs se rendre au mission à CAMP BRIDGE et y rencontrer le colonel BUSTER et les personnages des INDIENS. Information à suivre…

 

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