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Le blog de PANSE

Articles avec #asterix et cie tag

LE PAPYRUS DE CESAR: 1ères IMPRESSIONS

23 Octobre 2015 , Rédigé par PANSE Publié dans #ASTERIX ET CIE

Seuls ceux qui reviennent de la planète MARS ignorent que le 22 octobre 2015 sortait le 36ème opus des aventures d'ASTERIX (et d'OBELIX).

Tous les médias l'annonçaient depuis un moment.

Tous les fans l'attendaient avec impatience et aussi un peu d'inquiétude.

Donc, il est sorti et bien sur il est depuis hier dans ma bibliotèque.

Alors la question est: Comment est il?

Je vais essayer de donner mon avis en précisant plusieurs points.

- Je ne suis pas critique professionnel 

- Je ne suis pas objectif. J'aime ASTERIX jusque dans ces défauts

LE PAPYRUS DE CESAR: 1ères IMPRESSIONS

Alors que penser de ce nouvel album?

D'abord les points faibles (ça ira vite).

Dommage qu'ASTERIX ait un role effacé (juste escorte du druide) alors que de nouveaux persos sont au premier plan

Et aussi... C'est tout !

Sinon bravo à Jean Yves FERRI et Didier CONRAD.

Ils ont su trouver la patte d'Albert UDERZO et rester fidèle à l'esprit de René GOSCINNY

Rien à voir avec le FERRI de "DE GAULLE A LA PLAGE" (un régal que je conseille de lire) 

 

LE PAPYRUS DE CESAR: 1ères IMPRESSIONS

ou avec le CONRAD des "INNOMABLES" ou de "COTTON KID" (A lire aussi, prenez des notes, NOEL approche).

 

LE PAPYRUS DE CESAR: 1ères IMPRESSIONS
LE PAPYRUS DE CESAR: 1ères IMPRESSIONS

Après un premier essai réussi avec "Les Pictes", j'ai noté une plus grande maitrise des persos, du rythme..

L'histoire elle même est plaisante à lire, en phase avec une actualité quotidienne.

Sans rien dévoiler on trouve des personnages inspiré de Jacques SEGUELA (avec un cadran solaire en or au poignet, il a donc réussi sa vie), Julian ASSANGE, créateur de WIKILEAKS (pourquoi ne pas l'avoir appelé WIKILIX?), un romain ressemblant à Jean RENO (de loin certes mais sa version crayonnée rend mieux que la définitive de l'album).

On retrouve aussi les habitants du village (et les habitantes), des romains, des pirates, IDEFIX (un peu délaissé dans l'album précédent), les pirates, des jeux de mots.

On retrouve même un hommage à FALBALA à la fin de l'album

Où situer cet album au sein de la série?

Peut être pas le meilleur (mais les tout premiers ne sont exceptionnels que parce qu'ils posent les bases des aventures)

Pas le pire non plus. UDERZO lui même a fait pire (face à l'album anniversaire, même le décrié "LE CIEL LUI TOMBE SUR LA TETE" fait figure de chef d'oeuvre)

Mais j'ai prévenu, je ne suis pas objectif, j'aime ASTERIX et j'aime (presque tous les albums)

J'ai pris plaisir à lire et déjà relire "LE PAPYRUS DE CESAR"

Mes seules déceptions sont dues à des pronostics erronnés:

Après avoir vu la 1ère planche du village dévoilée, j'ai pensé à ASTERIX ET LES NORMANDS et je me suis plu à rêver au retour de GOUDURIX (ce sera pour une autre fois, si jamais Jean Yves FERRY me faisait l'honneur de me lire)

LE PAPYRUS DE CESAR: 1ères IMPRESSIONS
LE PAPYRUS DE CESAR: 1ères IMPRESSIONS

Je pensais jusqu'alors que le papyrus étant utilisé par les égyptiens, on verrait CLEOPATRE...

J'ai aussi remarqué sur le plan graphique, que les rayures bleues des braies d'OBELIX étaient plus larges...Nouvelle mode? En tout cas ça lui va bien

Pour conclure, j'oserai dire que si les romains ont abandonné leur support de communication, cet histoire de papyrus mérite de rester graver dans le marbre.

Pour résumer; J'ai aimé cet album, je crois que mes prochaines relectures vont me le faire adorer....

Et vivement le 37ème volume de la collection

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DEMAIN 22 OCTOBRE: UN GRAND JOUR POUR LE 36ème ALBUM

21 Octobre 2015 , Rédigé par PANSE Publié dans #ASTERIX ET CIE

Si c'est pour ne pas oublier de l'acheter, il n'ya pas faute 

 

 

DEMAIN 22 OCTOBRE: UN GRAND JOUR POUR LE 36ème ALBUM
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LA NAISSANCE

9 Août 2014 , Rédigé par PANSE Publié dans #ASTERIX ET CIE

 

 

En 1959, on confie à la petite société Edifrance-Edipresse (créée par Goscinny et Uderzo) la lourde tâche de créer un journal de bandes dessinées « pour les petits français »: Pilote. Goscinny a d'abord l'idée d'adapter le Roman de Renart. Uderzo a dessiné une planche lorsqu'un collaborateur les avertit que l'idée a déjà été utilisée quelques années auparavant…

À deux mois de la sortie du journal, René Goscinny et Albert Uderzo se réunissent dans la petit appartement  HLM d'Uderzo (située face au cimetière de Bobigny, quartier du Pont-de-Pierre). René demande alors à son ami Albert de lui citer les grandes périodes de l'Histoire de France. René s'arrête sur les Gaulois. En deux heures, les deux compères créent dans la joie le village, ses habitants… Astérix est créé le 29 octobre 1959, dans le premier numéro de PILOTE

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Le personnage est donc né chez Albert Uderzo dans son HLM du 3e étage du 3 rue Rameau à Bobigny, où une plaque a été inaugurée en octobre 2009. Coïncidence : la rue Rameau est proche de la rue d’Alésia où se trouve une grande nécropole gauloise.

La première aventure intitulée sobrement Astérix le Gaulois paraît dans le numéro 1 de Pilote le 29 octobre 1959.

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À l'origine, Astérix devait être un grand baraqué torse-nu affublé de moustaches (le profil type des personnages créés par Uderzo), mais Goscinny demanda à son dessinateur de le représenter petit et plutôt maigrelet, car dans l'imagination de René, Astérix était un anti-héros.

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Albert Uderzo aura l'occasion ensuite de dessiner Obélix, plus proche du grand costaud.
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IL EST ARRIVE

27 Octobre 2013 , Rédigé par PANSE Publié dans #ASTERIX ET CIE

On l'attendait...

C'est vrai que les précédents opus avaient posé des questions sur l'avenir.

 

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"Le ciel lui tombe sur la tête avait déchainé les passions: "UDERZO est fini", "un ASTERIX de trop", etc...

Je ne polémiquerai pas sur cet album qui a ss défauts certes mais aussi ses qualités (si, si) même s'il ne figurera jamais parmi mes préférés

 

"L'anniversaire d'ASTERIX et OBELIX" était surtout l'occasion de ressortir des histoires jamais parues en album dans un cocktail inégal

 

Mais surtout la question restait: Quid de l'avenir d'ASTERIX?, y aura t'il un "après UDERZO"?

 

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On savait que le Grand ALBERT avait préparé sa succession, donc l'annonce d'un nouvel album confié à des successeurs m'avait rempli d'espoir...et de craintes

 

Puis il est arrivé..."ASTERIX chez les Pictes" allait il tenir ses promesses?

 

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Alors ce 24 octobre, j'ai acheté au matin le nouvel "ASTERIX"

 

Sous la houlette d'UDERZO

 

UDERZO

, le relais a été passé avec une certaine réussite (et une réussite certaine) à Jean Yves FERRI pour le scénario

 

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et à Didier CONRAD pour le dessin

 

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et la magie a opéré

 

Pour moi, et cela n'engage que moi, tous les ingrédients sont réunis.

 

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Il y a nos gaulois familiers, des pictes attachants, des sangliers, des romains (donc des baffes), des pirates...et un banquet

 

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Mais surtout il y a l'humour, les références ( j'ai tout de suite été frappé par la ressemblance entre MAC OLOCH et OUMPAH PAH

 

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Séduit, j'ai profité d'un passage en BELGIQUE pour m'offir la version flamande

 

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Et dès le 25 octobre, j'ai trouvé l'édition dite "De luxe" mais comme j'ai horreur de ce terme, je préfère dire l'édition spéciale en grand format et contenant l'album, des documents inédits sur les coulisses de la préparation ainsi que l'intégrale des crayonnés

 

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Bravo à FERRI et CONRAD, merci à UDERZO, une pensée pour GOSCINNY et logue vie à ASTERIX

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LA NAISSANCE DE PILOTE

22 Janvier 2013 , Rédigé par PANSE Publié dans #ASTERIX ET CIE

L'idée de Pilote naît vers la fin  1958 quand six hommes de presse et de bandes dessinées ont l'idée de créer un journal périodique pour jeunes. Ces hommes ( Jean Michel CHARLIER, Albert UDERZO, René GOSCINNY, Raymond JOLY,  François CLAUTEAUX et Jean HEBRARD), ont pour idée de créer une sorte de « PARIS MATCH pour jeunes » où, même si la bande-dessinée doit jouer un rôle important, elle ne doit pas représenter l'intégralité du journal où elle côtoiera les grands sujets d'actualité.
Le premier titre avancé pour ce nouveau journal est « Champion » du nom d'une émission pour les jeunes diffusées sur RADIO LUXEMBOURG le jeudi entre 13H et 14H30. Le nom de Pilote est finalement décidé après réflexion.

 

Voici la présentation de Pilote telle qu'elle est faite par François CLAUTEAUX dans le numéro 1 :

« POURQUOI PILOTE ? 

Oh ! c'est bien simple. Un pilote, c'est celui qui conduit les autres. Souvent, il le fait par l'intermédiaire d'une machine : auto, avion, bateau, locomotive. Parfois, il passe le premier en faisant le chemin : c'est le guide, le chef de caravane, le passeur. Souvent il donne les consignes, il commande, il dirige comme le capitaine, le chef d'équipe ou le chef de chantier.

Pour être un vrai pilote, il faut d'abord des connaissances. Mais il faut également beaucoup de travail et beaucoup de courage et notre souhait, c'est que vous soyez, avec nous, de vrais pilotes ; c'est pour cela que nous voulons avant tout, VOUS PRENDRE AU SERIEUX.

Bien sûr, « Pilote » sera un journal souriant, qui vous amusera pendant des heures mais vous y trouverez également des articles signés des noms que vous trouvez habituellement dans les grands magazines de vos parents : Lucien Barnier, Raymond Kopa, Pierre Véry, pour n'en citer que quelques-uns.

Mais ce n'est pas tout : je sais que vous brûlez d'envie de devenir des vrais pilotes. Alors, je vous donne rendez-vous à la page 31 - votre page. Nous avons tant de projets à vous proposer.

Mon seul souhait est que vous soyez fiers de lire « PILOTE » - le vrai journal fait pour vous - comme je suis fier, moi aussi, d'être votre rédacteur en chef. »

 


Une première maquette est réalisée par EDIFRANCE, sur les bases du fascicule mort-né « Supplément illustré » publié par cette même maison d'édition.

Au sommaire de cette maquette notamment une adaptation en bande-dessinée du Roman du Renart par UDERZO et GOSCINNY, mais ce projet tombera à l'eau quand Raymond POIVET les informera que Jean TRUBERT travaille sur une bande-dessinée similaire.

Les deux compères obligés de trouver une nouvelle idée se penchent sur l'histoire de FRANCE pour trouver l'inspiration, de là naquit  ASTERIX et son ami OBELIX.


Une fois le contenu artistique et journalistique trouvé, il fallut la somme nécessaire pour réaliser le journal.

Pour ça chaque membre de la rédaction apporta sa caution.

Comme cela ne suffisait pas on fit appel à deux nouveaux bailleurs de fonds, respectivement directeur et administrateur du « CENTRE REPUBLICAIN » René RIBIERE et Charles COURTAUD.

 Parallèlement plusieurs numéros zéro du journal sont créés afin de démarcher les annonceurs.

 

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Ces numéros sont réalisés par les cinq ou six personnes travaillant pour le journal; afin de faire croire à une grande rédaction une des couvertures représente une foule impressionnante censée montrer l'ensemble des collaborateurs du journal.

En fait, les membres de la rédaction ont fait appel à leurs copains.

C'est ainsi qu'un ferrailleur, un fabricant de produit de beauté et plusieurs publicitaires figurent sur cette couverture. Une autre couverture d'un de ces numéros zéro montre le fils de François CLAUTEAUX en tenue d' ARLEQUIN, le petit Rodolphe vedette de publicité jouissant d'une certaine notoriété à l'époque.


Dès septembre 1959, le rédacteur en chef du journal, François CLAUTEAUX intervient régulièrement sur les ondes de RADIO LUXEMBOURG pour annoncer la sortie prochaine du journal. Ces interventions régulières se succèdent jusqu'au 29 Octobre 1959, date de sortie du premier numéro.

La sortie de ce no 1 est un véritable succès et le soir même 300 000 exemplaires seront vendus.

Imprimé sur un grand format inhabituel de 36,5 cm x 26.5 cm il contient des articles sur divers sujets.

 

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Le footballeur français Raymond KOPA est au sommaire avec un article ou il donne quelques conseils.

Animé par Jean Paul ROULLAND, Marcel FORT et Rodolphe, Le club des joueurs propose des énigmes et des expériences diverses. 

Les Enquêtes de l'inspecteur Robillard est mis en image par Pierre BELLEMARE et Marc MOALLIC.

 Une double page, au centre du journal, détachable représentant un Vaisseau du Grand Siècle.

Plus un grand concours intitulé Où est l'erreur ? illustré par JIDEHEM et parrainé par Esso.

La bande dessinée occupe une place importante, mais moindre que les rédactionnels.

Certaines comme, Barbe-Rouge de Jean-Michel CHARLIER et Victor HUBINON,

 

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TANGUY et LAVERDURE de CHARLIER et UDERZO

 

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et Jacques Le Gall de MITTACQ et CHARLIER marqueront le 9e art.

 

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D'autres seront plus éphémère comme PISTOLIN de CHARLIER et HUBINON, une série issue d'un journal du même nom qui a connu une brève existence,

 

 

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 Bison Noir de Guy BERTRET, Jacques LEDRAIN et Lucien NORTIER qui est une adaptation d'une feuilleton radiophonique de RADIO-LUXEMBOURG

 

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P'tit Pat, gamin de Paris de Rémo FORLANI et Jacques DAGUES,

 

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JACQUOT le mousse de GOSCINNY et Christian GODARD, Mark Trent voyage dans le temps de Raymond POÏVET 

 

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et ZAPPY MAX...

 

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René GOSCINNY signe aussi les récits du Petit Nicolas illustré par Jean-Jacques SEMPE, une série crée auparavant dans le journal belge Le Moustique puis Sud Ouest.

Une série historique est aussi au sommaire avec, dans ce premier numéro, L'évasion de Jean Bart de Robert Gigi. Avec en plus des illustrations diverses de Bosc, Morez, Moallic, Lassalvy, Dorville, Jicka, Raynaud et Folon.

Mais celui qui deviendra la star du journal est ASTERIX le Gaulois de GOSCINNY et UDERZO

 

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GOSCINNY ET UDERZO: LA RENCONTRE ET LE DEBUT D'UNE LONGUE COLLABORATION

2 Mars 2012 , Rédigé par PANSE Publié dans #ASTERIX ET CIE

 

C’est par l’intermédiaire de la World Press, agence dont GOSCINNY vient 

 

d’être nommé responsable et pour laquelle UDERZO travaille sur les aventures de BELLOY que les deux hommes se rencontrent.

 

(voir articles précédents)  René GOSCINNY avant A.U (Albert UDERZO) et UDERZO avant R.G (René GOSCINNY)

 

 

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 René GOSCINNY a pour tache essentielle de récupérer les planches de Marcel UDERZO, éternel retardataire.

 

Dès le premier contact, le courant passe entre eux. « Quand on m’a annoncé sa venue, j’étais heureux de rencontrer un homme dont nos racines étaient communes, GOSSINI ne pouvait être qu’un italien », raconte UDERZO .

 

Rapidement, ils vont travailler ensemble, d'abord pour l'hebdomadaire belge BONNE SOIREES  

 

 

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où ils publient une chronique humoristique illustrée intitulée « Sa Majesté mon mari » qui connaîtra deux cents épisodes.

 

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Puis ils s'occupent de la rubrique savoir-vivre du même hebdomadaire, sous le pseudonyme de Liliane d'Orsay.

 

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GOSCINNY se charge du texte et UDERZO illustre la rubrique

Recevant régulièrement du courrier de femmes chics qui le félicitent pour ses bonnes manières, René GOSCINNY, pourtant d’une politesse légendaire répond un jour grossièrement (plus ou moins selon les versions) à l'une d'elle et sera renvoyé de l'hebdomadaire .

 

Le duo crée à cette époque le personnage d’OUMPAH-PAH, encore assez éloigné de la version définitive et qui sera abandonné faute de succès

 

Voir l'artivlr de ce blog OUMPAH-PAH: PAS ASSEZ CONNU

 

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Après un nouveau séjour aux U.S.A pour lancer le magazine TV FAMILY , René GOSCINNY revient à PARIS en 1952 et retrouve UDERZO.

Leur première série commune est publiée dans LA LIBRE JUNIOR sous le titre « JEHAN SOUPOLET » qui deviendra en 1955 « JEHAN PISTOLET »

 

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Dans  cette série UDERZO se caricaturera lui-même

 

 

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mais surtout intégrera son ami René GOSCINNY sous les traits du personnage de P’tit René

 

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LUC JUNIOR puis BILL BLANCHART

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suivront toujours publiés par LA LIBRE JUNIOR pour le 1er

 

et dans JEANNOT pour le second

 

En 1955, GOSCINNY et UDERZO en compagnie de Jean Michel CHARLIER

 

 

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et Jean HEBRARD (responsable de la publicité à la WORLD PRESS) décident de créer un syndicat afin de défendre leurs droits et à obtenir que les dessinateurs soient considérés comme les propriétaires de leurs œuvres, et non les éditeurs..

 

Goscinny, suspecté d’avoir fomenté ce mouvement, est licencié de l’agence de presse. Charlier, Uderzo et Jean Hébrard l’accompagnent par solidarité et fondent le syndicat d’édition Edipress/Edifrance.

 

 

Libres de proposer leurs créations les deux auteurs entrent alors dans une période prolifique  créant ensemble ou séparement plusieurs séries ou personnages

 

(A suivre)

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René GOSCINNY avant A.U (Albert UDERZO)

22 Janvier 2012 , Rédigé par PANSE Publié dans #ASTERIX ET CIE

« C’est le 14 aout 1926 que mon frère ainé a cessé d’être fils unique » déclarait lui-même René GOSCINNY

 

René GOSCINNY est donc né le 14 aout 1926 dans le 5éme arrondissement de PARIS, originaire d’une famille d’immigrés polonais d'origine juive.

 

Etre né une veille de jour férié lui fera dire plus tard qu'il est en réalité un "paresseux contrarié" !

 

Il n'a pas encore 2 ans lorsque ses parents partent pour l'Argentine en 1928. Son père obtient un poste d'ingénieur chimiste dans cette lointaine Amérique du Sud.

 

Cet éloignement leur sauvera la vie quelques années plus tard, pendant la Seconde Guerre mondiale. Leur famille restée en France n'échappera pas à l'Holocauste.

 

L'enfant y passe une jeunesse paisible et fait ses études au lycée français de Buenos Aires. Passionné par l'écriture et le graphisme, il découvre très tôt la littérature, puis la bande dessinée.

 

 

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En classe, le jeune René est celui qui fait rire. Cela ne l'empêche pas d'effectuer une scolarité sans encombre au Lycée français de Buenos Aires.

 

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Passionné par l'écriture et le graphisme, il découvre très tôt la littérature, puis la bande dessinée.

Lors d'un séjour au Brésil, en 1938, il recopie même un album entier des Pieds-Nickelés.

 


En 1940, alors que l'horizon européen s'obscurcit, René GOSCINNY « exécute » Hitler et Mussolini dans un petit carnet intitulé Croquis et caricatures. Ses seules activités sportives se limitent à quelques chevauchées dans la Pampa.

 

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En 1943, il obtient son Baccalauréat, section philo. Une semaine plus tard, son père meurt d'une hémorragie cérébrale. René a 17 ans…

 

Il lui faut trouver un travail alors qu'il envisageait d'intégrer l'école des Beaux-Arts, de faire une licence de lettres ou de rentrer en Europe pour intégrer la France Libre.. Il sait qu'il a en lui « le pouvoir de faire rire ». Il rêve d'être humoriste. Mais ce n'est pas un vrai métier…

 

L’année suivante, il obtient son premier emploi comme comptable adjoint dans une entreprise de pneumatiques. Détestant son travail (« Une de mes tâches consistait à ouvrir le courrier et la plupart des lettres commençaient par "Assassins" ! La colle ne tenait pas bien et les pneus lâchaient au-dessus de 60 à l'heure. »), il démissionne peu après pour devenir dessinateur dans une agence de publicité.

 

Parallèlement, il publie ses premiers textes et dessins dans Quartier latin, bulletin interne du lycée français de BUENOS AIRES.

 

René GOSCINNY, accompagné de sa mère, quitte l’ARGENTINE pour NEW YROK en 1945, afin de rejoindre son oncle Boris. GOSCINNY devient traducteur dans une firme marocaine d’import-export en attendant de trouver une situation plus stable.

 

C'est le début d'une galère qui durera 5 ans. Pas d'argent, peu de travail, il choisit d'effectuer son service militaire dans l'armée française. Promu caporal-chef, il devient le dessinateur attitré du régiment et réalise menus, illustrations et affiches.

 

Le général DE LATTRE DE TASSIGNY lui-même, amusé par ses illustrations le nommera sergent.

Il prend rapidement conscience après la fin de son service militaire que l'Europe, qui n'est encore qu'un champ de ruine, ne peut rien pour lui et décide de rentrer à New York rejoindre sa mère.

 

En 1947, il illustre tout de même « La Fille aux yeux d'or », un roman de BALZAC paru dans la collection « Les classiques du XIXe ».

 

Rentré à NEW YORK, GOSCINNY veut trouver un métier en relation avec ce qu'il aime le plus, faire rire les autres. Il frappe aux portes des éditeurs, agences de presse et studios de création avec ses quelques travaux publicitaires réalisés en ARGENTINE et des dessins humoristiques personnels, mais il ne reçoit que des refus.

 

GOSCINNY traverse alors la période la plus difficile de sa vie.

Il reste un an et demi sans emploi, totalement déprimé et vivant aux crochets de sa mère (il en tirera l’un de ses plus percutants textes : Seul, sans amis, sans un sou…)

 

À la fin de l'année 1948, il trouve par l'intermédiaire d'un ami français un travail dans un studio de publicité.

Il y rencontre Harvey KURTZMAN,

 

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futur fondateur du magazine MAD,

 

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Jhon SEVERIN et Bill ELDER.

 

L'année suivante il publie son premier livre intitulé Playtime Stories aux éditions Kunen Publishers. Il s'agit d'un livre-puzzle pour enfants de douze pages The Monkey in the Zoo, Water Pistol Pete and Flying Arrow, Jolly Jingle, qu'il signe « Art by René GOSCINNY ».

 

Avec l’argent gagné, il part en vacances en France et sur le bateau du retour, il apprend qu’un auteur belge de bande dessinée, JIJE s'est installé dans le CONNECTICUT.

 

C'est par l'intermédiaire de JIJE qu'il rencontre MORRIS, élève de ce dernier et auteur de la série LUCKY LUKE (personnage créé en 1946) « « Gillain (le véritable de JIJE) m'a parlé de Morris, ce type complètement dingue mais marrant qu'il voulait me présenter… C'est d'ailleurs dans les mêmes termes qu'il avait parlé de moi à Morris. »

 
Il faudra attendre 1955 pour que Morris et GOSCINNY travaillent ensemble sur la série LUCKY LUKE.

 

Morris et GOSCINNY deviennent très vite copains et partent à New York.

 

À l'été 1949, GOSCINNY travaille pour une société d'édition de cartes postales peintes à la main, mais il se rend souvent dans le Connecticut pour y voir JIJE, qu'il considère aussi bon en bande dessinée que les Américains.

  

Il y apprend sa méthode pour dessiner. Mais GOSCINNY n'a pas le même talent au dessin que les précédents élèves de JIJE (MORRIS ou André FRANQUIN), JIJE va s'intéresser à son sens du gag et des mots, qualité qui manque beaucoup aux auteurs de bande dessinée européenne.

 

GOSCINNY sort à cette période quatre nouveaux livres pour les enfants

René GOSCINNY scénarise et dessine sa première bande dessinée, Dick Dicks.

 

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L'histoire d'un détective dans un New York quasi désert. Le scénario est déjà excellent. Mais le dessin est perfectible. Il avait du mal à dessiner les voitures, alors quand ses personnages étaient pressés, il les obligeait à courir !

 

Par l'intermédiaire de JIJE toujours, GOSCINNY rencontre Georges TROISFONTAINES, directeur de WORLD PRESS AGENCY, qui travaille en étroite collaboration avec les éditions DUPUIS.

A son contact, GOSCINNY pense de plus en plus à rentrer définitivement en Europe

 

Lors d'une visite à New York, Georges TROIFONTAINES lui avait dit de passer le voir à BRUXELLES.

 

GOSCINNY le prend au mot et il prend le bateau pour l'Europe.

 

 

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(L'équipe de MAD salue le départ de leur ami RENE)

 

Il est reçu dans l'agence par Jean Michel CHARLIER, alors directeur artistique, qui bien qu'il n'ait pas de travail pour lui, consulte quand même les planches de Dick Dicks. Enthousiasmé par le scénario (moins par le dessin), il convainc Georges TROISFONTAINES de l'engager.

 

Celui-ci l'envoie chez son associé et beau-frère, qui fait publier Dick Dicks dans le supplément du magazine La Wallonie.

 

Pour anecdote, certaines sources affirment que TROISFONTAINE avait complètement oublié ce jeune home à qui il avait proposé un job ! Légende ou réalité ?

 

Durant l'hiver 1951, la World Press ouvre un bureau sur les Champs Elysées à PARIS. GOSCINNY y est envoyé pour travailler sur sa série.

 

Il a aussi une autre mission : récupérer à Paris des pages illustrées par un certain Albert Uderzo employé lui aussi par la World Press et qui dessine la série BELLOY sur un scénario de Jean Michel CHARLIER

 

Nous sommes en 1956, et les deux hommes ne se quitteront plus ! Ensemble, ils vont multiplier les projets.

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UDERZO avant R.G (René GOSCINNY)

17 Janvier 2012 , Rédigé par PANSE Publié dans #ASTERIX ET CIE

Albert Uderzo, né Alberto Aleandro Uderzo, fils d'une famille d'immigrés italiens, naît le 25 avril 1927 à Fismes, dans la Marne.

 

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Il fait preuve, dès la maternelle, d'une étonnante aptitude au dessin. Totalement autodidacte, il dessine à tout moment, noircissant ses cahiers d'écolier de croquis déjà surprenants (on a même retrouvé des colonnes romaines sur certains d'entre eux parait il !)

 

Il découvre la bande dessinée avec MICKEY MOUSE, à l'époque publié dans Le Petit Parisien.

Amoureux des héros de Walt Disney, il se rêve travaillant dans l'industrie du dessin animé et commence, dès l'âge de dix ans, à crayonner des personnages à gros nez.

 

En 1942 son frère Bruno part en Bretagne et lui demande de le rejoindre à Les Villages (Côtes-d'Armor), près de Saint-Brieuc. La région lui plaît, mais la guerre l'oblige à revenir à Paris où il aide son père, machiniste sur bois.

 

 

C'est encore Bruno qui le pousse chez un éditeur parisien. Pendant la guerre, il est embauché par la Société Parisienne d'Edition et apprend les bases du métier : le lettrage, le calibrage d'un texte, la retouche d'image...

C'est là que CALVO le pousse à persister dans le dessin

 

Sa première publication s'est faite dans un petit album SPE de 1943 intitulé "Boum" (et non comme on le croit souvent dans le périodique JUNIOR) : une parodie de la fable de Jean de la FONTAINE: "Le Corbeau et le Renard".

 

À la Libération, il s'essaie au dessin animé, travaille pour plusieurs revues, crée ou dessine de nouveaux héros comme FLAMBERGE,

 

 

FLAMBERGE

 

 

CLOPINARD,

 

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ZARTAN, ZIDORE, ARYS BUCK,

 

 

ARUS BUCK

 

Prince ROLLIN

 

 

ROLLIN

 

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ou BELLOY l'Invulnérable. Ces derniers inaugurent une longue série de héros musclés, " gonflés à l'hélium ", qu'Albert affectionne particulièrement.

 

Il travaille énormément: outre les séries mentionnée, il illustre des romans, participe à Captain Marvel Jr. dans Bravo !, est reporter pour France Dimanche et collabore quotidiennement à France Soir avec en réalisant les dessins des bandes dessinées verticales publiées par ce journal.

 

 

UDERZO laisse libre cours à son talent dans des genres totalement différents

 

 

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Il collabore même (sans signer) aux fameuses "Aventures de l'Oncle PAUL). Mais cette participation à ce "tremplin" où de nombreux grands ont pu débuter sera unique

 

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Mais son destin se trouve de deux petites agences de presse, modestement nommées World Press et International Press, où il rencontre Eddy PAAPE et MITACQ mais aussi Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon, entre autres futurs grands noms de la bande dessinée. Bientôt, une autre personne va croiser sa route..

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