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Mardi 10 novembre 2009

"Anasthasie a encore frappé !", disait-on autrefois pour expliquer certaines coupes franches dans les livres et les revues...

 

Bien peu de médias échappent à la censure, et la bande dessinée pas plus que les autres. Bien au contraire : il s'agit tout de même, au départ, de protéger nos chères têtes blondes des contenus éventuellement pernicieux des petits miquets. C'est ainsi, pour ce qui est de la France, qu'a été promulguée la loi du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, qui est toujours appliquée.

 

Au moment où elle fut votée, une foule de motivations semblait justifier cette loi. Marquée par quatre années d'Occupation, la France cherchait alors à se reconstruire sur de nouvelles valeurs, afin que les jeunes générations ne retombent pas dans la barbarie et l'obscurantisme passés. (C'est en tout cas l'état d'esprit dans lequel se trouvait, selon son propre aveu, l'un des promoteurs de cette loi, M. René Finkelstein.) Il fut donc décidé de créer un Comité de lecture pour vérifier le contenu des publications destinées à la jeunesse.

ethniques".

 

Elle précise entre autres que les B.D. « ne doivent pas présenter sous un jour favorable le banditisme, le vol, la paresse, la lâcheté, la haine, la débauche ou tous actes qualifiés crimes ou délits ou de nature à démoraliser l'enfance ou la jeunesse, ou à inspirer ou entretenir des préjugés ethniques ».

 

Comme son nom ne l'indique pas, cette loi concerne en fait l'ensemble de la production éditoriale française, ce qui a permis d'interdire en son nom nettement moins de publications destinées à la jeunesse que des autres.

 

L’anti américanisme, l’idéologie marxiste, la défense de la culture classique et les intérêts commerciaux visant à récupérer le marché envahi par les productions américaines permettent l’élaboration de ce texte le 16 juillet 1949

 

C’est « l’alliance de la faucille et du goupillon » qui unit à la fois les votes des députés communistes et ceux des conservateurs catholiques.

 

Dès les années 50, la loi de « protection » frappa les bandes dessinées de Pierre Mouchot (alias Chott, auteur et éditeur lyonnais condamné à un mois de prison parce qu'il avait dessiné un squelette et montré un peu de violence dans ses histoires…), mais aussi Tarzan et Le Fantôme du Bengale .



 

A cette époque qui aujourd’hui parait lointaine, les illustrés (on ne parle pas encore de BD) sont un sous genre, néfaste à la jeunesse, coupable de tous les maux, professeurs et éducateurs jetaient encore un regard plein de suspicion sur ces publications, qu'ils considéraient souvent comme des instruments "d'analphabétisation de la jeunesse"

 

Très vite, le glissement s'est opéré entre "publications destinées à la jeunesse" et "publications de toute nature présentant un danger pour la jeunesse".

La censure de la Commission de surveillance des publications destinées à la jeunesse s'est souvent abattue sur des bandes dessinées dont on se demande bien aujourd'hui ce qu'elles pouvaient avoir de pernicieux ou d'amoral…

 

Au chapitre des incongruités les plus célèbres, il fut réclamé à Franquin de gommer les revolvers que tenaient ses personnages dans Spirou et les héritiers. Résultat : ses héros étaient menacés par des index pointés...

 

Les éditions Dupuis furent souvent dans le collimateur des Censeurs, moins pour la violence et les aspects " amoraux " des bandes dessinées qu'elles publiaient que pour… leur nationalité ! Dupuis, tout comme Le Lombard et Casterman est un éditeur belge, ce qui, dans l'esprit protectionniste de la Commission de surveillance, était une tare honteuse…

 

Dans le même ordre d'idée, Lucky Luke, bien qu'il n'ait jamais fait couler une goutte de sang en plus de 50 années d'aventures, fut un jour jugé beaucoup trop violent... En 1962, Morris et Goscinny virent leur album Billy the Kid interdit à l'importation en France, parce qu'une image de cette histoire représentait Billy, bébé, téter un revolver... Quel mauvais exemple pour les jeunes lecteurs !

 

L’un des membres de cette commission, un certain M. BARBARICHE avait été frappé par le caractère « abominable » de cette image et déplorait la présence répétées de revolvers dans cet album, et préconisait la proscription des armes à feu …Le comble pour un western

 

BILLY THE KID sera réédité en France en 1963 amputé de deux demi planches (une attaque de diligence ayant également déplue)



et il faudra attendre 1981 pour retrouver le dessin originel


 
 

Plus surprenante encore fut l'interdiction levée contre un album de… Boule et Bill ! Dans la première édition de 60 gags de Boule et Bill#2, on voyait le chien Bill faire l'hélicoptère avec ses oreilles. Ce gag, plutôt attendrissant, fut qualifié par la Commission d'acte de torture envers un animal, et, par voie de conséquence, d'incitation à la cruauté…



 

Tout devint un prétexte pour empêcher les albums imprimés en Belgique de traverser la frontière. Sans doute sous l'impulsion des communistes, la Commission chercha des noises à Buck Danny pour les albums (il est vrai plutôt pro-américains) Ciel de Corée et Avion sans pilote.



 

 Les commissaires trouvèrent également déplaisantes les caricatures de policiers de Maurice Tillieux dans une enquête de Gil Jourdan : Popaïne et vieux tableaux…



 

Mais les éditions Dupuis n'eurent malheureusement pas le triste monopole des interdictions à l'importation.

 

Lorsqu' ALIX passa des éditions du Lombard à Casterman, deux albums de Jacques Martin furent menacés d'interdiction à l'étalage… " A cette époque, il y avait de véritables règlements de compte entre la France et la Belgique, se souvient aujourd'hui Jacques Martin. Les Légions perdues et La Griffe noire ont été interdits à l'étalage pour ''incitation à la haine et à la violence''… On me reprochait d'avoir dessiné un cagoulard sur la couverture, et on voyait dans ces histoires des insinuations directes à la guerre d'Algérie… C'était n'importe quoi, mais ces livres, avec une telle sanction, étaient voués au tombeau ! Je m'en suis ouvert à René Goscinny, qui est allé lui-même devant la Commission, pour que soit levée la censure. Il a obtenu gain de cause, pour mon plus grand soulagement ! "



 

Aux éditions du Lombard, les aventures de Blake et Mortimer connurent les mêmes soucis : selon les commissaires, les histoires de Jacobs étaient, elles aussi, des " incitations à la haine et à la violence "…



 

Tant de mauvaise foi, concernant des bandes dessinées manifestement peu propices à l'incitation à la débauche, ne trompe pas : derrière les décisions de la Commission de surveillance se dissimulaient bien souvent des arguments de censure économique très éloignés des motivations premières de la loi du 16 juillet 1949.

 

HARA KIRI, fut souvent victime de cette loi mais pas autant que les éditions ELVIFRANCE, spécialisée dans les petits formats mêlant horreur, humour, aventure avec une constance : l’érotisme et qui connut 532 titres interdits aux mineurs et 176 titres interdits d'exposition. !



(l'un des 1ers titre d'ELVIFRANCE en 1970)
 

Devant les risques encourus devant la commission de surveillance, les éditeurs devancèrent les souhaits de ces membres en se livrant d’eux même à une auto censure ce sui créa certes des emplois comme « rallongeur de jupes » ou effaceur de nombrils »

 

BARBARELLA, interdite en 1965 est reparue (sans que l’interdiction soit levée, ce qui prouve l’utilité de cette commission) dans des versions légèrement différentes montrant l’évolution des mentalités.






 

CASTERMAN a « recadré » une case de l’ « ETE INDIEN » de PRATT et MANARA en…1984 (c’était hier)



(a noter que la finesse du trait disparait lors du recadrage)
 

Mais les cas les plus étonnants de censure concerne la B.D. pour la jeunesse, et pas forcément en matière de sexe, loin de là. On peut même dire qu'il en a souvent fallu très peu pour qu'un album soit censuré.

Premier exemple : Lucky Luke. Dans l'album « Hors-la-loi », Morris raconte l'épopée des Dalton, les premiers de la série, calqués sur les véritables frères Dalton et qui meurent à la fin de l'album. La mort de Bob Dalton parut un peu dure aux éditions Dupuis qui demandèrent à Morris de redessiner la scène :





 

Les aventures de Tintin ont été redessinées et modifiées un grand nombre de fois pour des raisons très diverses, parmi lesquelles une forme de censure. Par exemple, pour répondre à la demande d'un éditeur américain qui refusait la mixité raciale jusque dans les pages de ses publications, la case du « Crabe aux pinces d'or » ci-dessous fut redessinée :



 

Le plus désagréable dans cette histoire est que c'est maintenant la case du bas que l'on retrouve dans toutes les éditions de cet album !

 

 L'alcoolisme n'est pas non plus recommandé et on a donc, dans la même histoire, remplacé l'action de boire, trop visible, par un petit complément de dialogue (rassurez-vous, en ce qui concerne Haddock, le résultat final est le même).




Il est certain que, de la même manière, beaucoup d'auteurs pour la jeunesse évitèrent pendant longtemps de glisser dans leurs histoires les éléments qui pouvaient leur valoir des ennuis : violence, drogue, alcoolisme et jolies filles.. Quand on voit comment certaines éditons catholiques retouchaient « Prince Vaillant » dans les années 1940, on ne peut guère lui donner tort.



 

Certes de nos jours, avec l’évolution de la société, la censure et l’auto censure sont moins virulentes.


Moi même j'ai peut être passé outre ce texte en imaginant cette case extraite d'une des planches du second volume des "INDIENS" (en cours de réalisation)


 

Toutefois cette loi qui date de1949 est toujours d’actualité.

 

Posons nous la question :

Une loi non appliquée a t’elle encore sa place? 

Son maintien fait planer un risque permanent sur la Bande Dessinée qui a su depuis gagner en même temps qu’un public adulte, ses quartiers de noblesse artistique.

Protéger la jeunesse est louable, mais pourquoi protéger nos têtes blondes de la lecture de Bandes Dessinées « choquantes » quand la violence déborde des dessins animés et que le corps féminin se dévoile à longueur de publicité ?


L'usage de retouches ou recadrages ne sont ils pas des "trahisons" du travail original d'un artiste et en ce sens tout aussi condamnable sur le plan moral?
 

Oscar WILDE disait : « Il n’existe aucun art que l’on puisse qualifier de moral ou d’immoral, il y a seulement, en ce domaine, la qualité ou la médiocrité. »

 

C’est pourquoi, afin de faire disparaître cette épée de DAMOCLES, véritable bombe oubliée qui pourrait être une arme redoutable entre les mains d’un quelconque pouvoir voulant restaurer une pseudo morale ou utiliser un argument  électoraliste et populiste, je fais ce rêve dans lequel nos législateurs publieront une loi conforme aux libertés acquises dans notre société moderne et que je souhaiterais que ceux et celles qui auront eu le courage de lire ce long article jusqu’au bout d’interpeller leurs représentants en ce sens.
Par PANSE - Publié dans : THEMES DIVERS - Communauté : bd blog
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Jeudi 29 octobre 2009

Le 29 octobre 1959, paraissait le N°1 du journal PILOTE (voir l’article sur PILOTE dans la rubrique « Coup de rétro »).




Dans ce numéro, apparaissaient plusieurs personnages, certains éphémères ou très classiques, certains étant déjà connus (Le Petit Nicolas) d’autres qui faisaient là leur 1ère apparition avant de devenir des « vedettes » du 9ème art.

50 ans ont passé, PILOTE a cessé de paraître mais au moment de fêter cet anniversaire, un choix s’imposait : Qui après tout ce temps reste l’emblème de ces années, qui a su traverser le temps ?

 

PILOTE lui-même bien sur qui a bouleversé le paysage de la B.D, mais j’ai déjà écrit sur ce journal légendaire.

 

Dans son premier N°, Michel TANGUY et Ernest LAVERDURE prenaient leur envol,



Un démon nommé BARBE ROUGE prenait la mer dans les CARAIBES (avant d’inspirer le pirate d’ASTERIX)…

   

Mais il est évident que LE personnage le plus important, celui qui allait détrôner TINTIN méritait qu’on pense à lui en priorité : ASTERIX

 

Le petit guerrier gaulois a été conçu quelques mois plus tôt dans un logement HLM de banlieue (chez Albert UDERZO).

UDERZO et René GOSCINNY avaient pensé illustrer des aventures sur le thème du Roman de RENART. Le projet était même bien avancé quand ils apprirent que cela existait déjà.

Sans se décourager, ils commencèrent à réfléchir à une nouvelle idée. Ils passèrent en revue l’histoire de France, mais après la préhistoire (vite abandonnée), ils arrivèrent à « Nos ancêtres les gaulois » et ce fut l’étincelle.

Détail amusant, les 2 auteurs étaient d’origine polonaise (GOSCINNY) et italienne (UDERZO)

Très vite, ils gardèrent la terminaison en « –RIX » de VERCINGETORIX pour baptiser les gaulois.

UDERZO voyait son héros comme un grand guerrier athlétique, sur le modèle de BELLOY créé quelques années auparavant. GOSCINNY l’imaginait, petit et maigre.

 

Son nom ? ASTERIX. Pourquoi ? Selon René GOSCINNY, un nom commençant par la lettre A lui garantirait une place de choix dans une future (et bien hypothétique à l’époque) encyclopédie de la Bande Dessinée.

Le nom a fait couler beaucoup d’encre (de chine) : ASTERIX viendrait de ASTER et RIX et signifierait « Roi des étoiles »

On pense aussi au caractère typographique « astérisque » (*)

 

La première aventure s’intitule sobrement « ASTERIX le GAULOIS » et il faut attendre la case 8 de la 1ère planche pour le voir apparaître dans le scénario (la 7ème dans la planche définitive) , encore un peu raide et d’un trait maladroit.



 

Il est accompagné de son ami OBELIX qui apparaît dans la même case mais qui devra attendre le second album pour devenir l’inséparable compagnon du héros.



Le nom d’OBELIX ? Il vient bien sur de l’obélisque mais aussi peut être lui aussi d’un caractère typographique : l’obèle

Le 1er album relié sort en 1961 mais le succès ne cesse de grandir.



Aujourd’hui à 50 ans ASTERIX (et OBELIX) ont voyagé dans le monde entier (même l’AMERIQUE et les INDES) et leurs albums sont connus sur tous les continents.

 

Ils ont vécu de nombreuses aventures publiées dans 34 albums (le dernier est paru le 22 octobre 2009).



Mais aussi d’une adaptation radiophonique (diffusée sur France INTER) de disques, d’une adaptation théâtrale (par Jérôme SAVARY), de 3 films et de 8 dessins animés.

Sans oublier bien sur le Parc ASTERIX inauguré en 1989.

 

ASTERIX a aussi été le nom donné au 1er satellite artificiel français (non officiellement, à l’époque l’espace était une chose sérieuse, et la B.D un amusement pour les enfants…).

 

Il a été aussi l’objet de thèses universitaires, a fait la couverture du TIMES.

 ASTERIX a su donner ses lettres de noblesse à la B.D, même s’il ne l’a pas fait seul et il a su aussi traverser les années.

 Preuve ultime de son succès, certains ne trouvent aucun autre sujet que la critique de ce personnage jugé peut être trop « populaire »

 On pourra toujours dire que l’auteur se fatigue, que la magie s’essouffle, ASTERIX est encore là et est un pilier de la Bande Dessinée.

Plus de 300 millions d’albums vendus, 107 traductions dont le latin (!)



, des produits dérivés sous toutes ses formes , qui dit mieux ?

 

Allez j’avoue, j’ai une tendresse particulière pour ASTERIX, OBELIX et tous les autres (même Jules CESAR et surtout FALBALA).

 

Le 1er album de BD qu’on m’a offert en 1964 n’était pas un ASTERIX, non. Mais le 2ème ce fut « ASTERIX GLADIATEUR » et aujourd’hui je les possède tous et je les relis avec le même plaisir à chaque fois

 Alors ce 29 octobre 2009, je dis Bon anniversaire TANGUY, LAVERDURE, BARBE ROUGE mais aussi bon anniversaire ASTERIX, OBELIX et tous les gaulois, romains, Goths etc.. Vous souhaitant de nous offrir encore de longues années de plaisir en lisant vos aventures.

   

Merci à René GOSCINNY et Albert UDERZO pour ces 50 ans de BD et bravo. EN 1959 dans ce petit appartement est né une légende

 

Par PANSE - Publié dans : THEMES DIVERS - Communauté : bd blog
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Dimanche 11 octobre 2009

 

Dans cet article, le « coup de rétro » va nous entraîner très loin, jusqu’aux origines de la Bande Dessinée.

 

Les 1ères « histoires en images remontent à des temps lointains. Certains n’hésitent pas à remonter jusqu’aux grottes de LASCAUX, à la colonne trajanne, etc.…

Sans aller aussi loin, il faut considérer que la Bande dessinée est un médium donc outre un dessin, une histoire, il faut pour être considérée comme une B.D que l’œuvre soit aussi diffusée.

C’est pourquoi ce sont les « histoires illustrées » de Rodolphe TÖEPPFER (1869), Wilhelm BUSCH (1860) ou CHRISTOPHE (1889) qui sont reconnues comme les premières esquisses de la B.D moderne

 

Malgré ces débuts prometteurs en EUROPE, ce sont les Etats Unis qui vont par la puissance de la presse permettre le développement de la B.D grâce aux comics strips, récits en 4 ou 5 images paraissant de façon quotidienne ou hebdomadaire.

 


 

Le 17 février 1895, le « NEW YORK WORLD » publie une série intitulée « At the Circus in HOGAN’S ALLEY » de W.F OUTCAULT. Il s’agit alors d’une grande illustration d’une artère peuplée de personnages pittoresques.

La première publication d’Hogan’s Alley, en noir et blanc, date du 2 juin 1894 dans Truth Magazine

Parmi eux se trouve un gamin nommé Mickey DUGAN, tête chauve, oreilles en « feuilles de chou » et vêtu d’une chemise de nuit bleue.

Afin de tester l’encre jaune, difficile à imprimer avec les moyens techniques de l’époque, la couleur de la chemise changera et le personnage deviendra dans l’esprit des lecteurs le « YELLOW KID »

Sur cette chemise est brodée une phrase malicieuse, impertinente et toujours différente.

 



Mais très vite, ce moyen d’expression ne suffisant pas, OUTCAULT va faire s’exprimer  ces personnages à travers des « phylactères » que les lecteurs baptiseront vite « ballons .

 

Bien que d’autres auteurs aient déjà publié des bandes dessinées dans le pays, le succès du Yellow Kid fait que la série a été considéré par les premiers chercheurs des années 1960 non seulement comme la première Bande Dessinée américaine et le premier strip de presse du dimanche mais également comme la première bande dessinée dans l'absolu. On y voit également souvent le précurseur de l'utilisation du phylactère en bande dessinée, alors que le YELLOW KID s'exprime, sauf le 25 octobre 1896, toujours sur son vêtement et que les autres usages du phylactère sont avant tout des moyens de renforcer le comique.


(Le phylactère apparait pour la 1ère fois)

En 1896, OUTCAULT fait paraître sa série dans le « NEW YORK JOURNAL AMERICAN » pendant qu’elle se poursuit dans les pages du « NEW YORK WORLD » sous la plume de Georges LUKS.

Le séries cessent en 1989. OUTCAULT se consacre alors à un autre personnage BUSTER BROWN qui atteindra aussi la consécration.



Le trait d’OUTCAULT est raide, figé, encore sous l’influence des histoires en images mais il a popularisé l’emploi des « ballons ». Il faudra attendre 1908 pour que cet usage commence à apparaître timidement en France. Mais c’est une autre histoire

 
(Richard Felton OUTCAULT 14 janvier 1863-25 septembre 1928)


Anecdotes :

Le caractère vulgaire des termes employés dans « HOGAN’S ALLEY » a donné le mot « YELLOW JORNALISME » toujours utilisé pour définir la presse à scandale

Le YELLOW KID existe sous forme de statuette récompensant les lauréats du Festival de la Bande Dessinée de LUCCA (en Italie)

 

Par PANSE - Publié dans : COUP DE RETRO - Communauté : bd blog
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Jeudi 8 octobre 2009

Prendre de bonnes résolutions en début d'année, tout le monde le fait.
Moi c'est à la rentrée que je fais des projets.
En espérant les tenir...
L'an passé je comptais publier un album en duo (Au point mort), publier le 2ème opus des INDIENS (prévu en Mai, toujours pas terminé mais ça avance...)
Cette année 2009/2010, j'ai encore de grands projets:

- La sortie des INDIENS N°2 (je devrais l'avoir terminé)
- La participation aux festivals et salons
- La sortie d'un album collectif avec plusieurs jeunes dessinateurs.
A ce sujet si certains parmi mes visiteurs cherchent un scénario...
- La réédition du 1er volume des INDIENS (Eh oui, on est proche de la rupture de sotck)
- Et bien sur poursuivre ce blog

-Un rêve aussi, interesser un éditeur pour pouvoir tirer un plus grand nombre d'exemplaires et surtout me soulager de la promo et la diffusion

Dans un an on fera le bilan et on verra ce qui s'est réalisé.
Ca risque de ne pas être triste...

Par PANSE - Publié dans : PROJETS - Communauté : bd blog
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Dimanche 20 septembre 2009

L’heure de la rentrée scolaire a sonnée.

Je sais, j’ai 3 semaines de retard mais il a fallu que je prépare la rentrée des ateliers BD que j’anime (voir articles précédents)




La rentrée c’et le moment de retrouver ses copains, son lycée mais aussi ses profs.

EN BD c’est le moment de retrouver « LES PROFS », ceux de PICA et EROCC. Et c’est toujours un moment de pur plaisir.




PICA a su créer ( ?) des personnages que tous reconnaissent et ERROCC de son coté a su leur donner vie au travers des planches.

Qui n’a pas reconnu un camarade, un prof, un collègue, une anecdote au fil des pages ?

C’est une caricature du monde de L’éducation nationale, certes mais qui frappe juste.

Ainsi à travers les 11 volumes parus retrouve t’on les personnages les plus symboliques de cette série.




Antoine Polochon
 tout d’abord, professeur d'histoire débutant dans le 1er album, il est passionné par son métier et sa matière et voue un culte obsessionnel à Napoléon 1er. Il a beaucoup de mal à se faire respecter par les élèves et est connu pour sa phrase « Ce jour-là, Napoléon dit à ses généraux... », qu'il ne parvient jamais à terminer

Amina : jeune professeur de français, elle est plutôt séduisante et met des habits assez provocants. La plupart des élèves sont amoureux d'elle.




Eric
 : professeur d' E.P.S. Assez sûr de lui, il ne cesse de vanter ses qualités physiques et les bienfaits de sa discipline, qu'il considère comme la plus importante. Il lui arrive d'improviser des sports assez curieux tels un cross dans les égouts ou du saut à ski à l'intérieur du gymnase… Beaucoup de lycéennes en sont amoureuses.



Gladys
 : professeur d'anglais, elle incarne la caricature de la « peau de vache ». Elle passe son temps à humilier et rabaisser les élèves qu'elle considère comme des incapables, elle leur dit souvent: « vous êtes nuls à bouffer vos copies ! » . Elle ne sait parler qu'en hurlant et son niveau d'anglais laisse fortement à désirer. Les élèves la détestent tellement qu'ils comptent les jours qui restent avant sa retraite



Albert
 : professeur de sciences physiques, il est très sarcastique et ironique. Il est réputé pour les explosions fréquentes qu'occasionnent ses expériences scientifiques, ce qui lui vaut le surnom de « Mister Boum ». Tous les produits lui appartenant explosent tôt ou tard.




Parmi les profs dont l’importance a grandi au fil des albums on peut noter :

Maurice : professeur de philosophie, âgé d'une cinquantaine d’années et à l'aspect souvent négligé, il est la caricature du français moyen (et du prof de philo). Il a des attitudes parfois surprenantes et, grâce à son expérience, a souvent le dernier mot. Il possède sa phrase-type, comme Antoine : " Ce jour-là, Socrate dit à Platon... "




Serge
: c'est un professeur très fainéant, au point que la matière qu'il enseigne reste un mystère (mais il doit être prof d'histoire puisqu'il s'est débrouillé une fois pour que Polochon corrige ses copies et ceci se confirme dans le tome 11 quand il écrit le titre de la leçon " La chute de Napoléon " de travers, de plus pour s'éviter d'avoir à faire cours il donnera un exposé sur Victor Hugo à une de ses élèves...). Il cherche perpétuellement des prétextes pour ne pas assurer ses cours ce qui énerve le proviseur. On ne le voit jamais travailler et il lit toujours un catalogue de la Camif dans la salle des profs.

Marie : jeune professeur d'allemand, elle est récemment arrivée au lycée. Elle et Antoine Polochon sont en couple, ils habitent d'ailleurs ensemble. Elle est un peu jalouse de Dolorès car les élèves préfèrent l'espagnol à la langue qu'elle enseigne: l'allemand.

Et les autres : Dolores, professeur d’espagnol, fragile et chahutée. Paul : c'est un syndicaliste pur et dur. Ses collègues ne supportent pas ses réunions syndicales et les évitent le plus souvent possible. Il a toujours sa pipe avec lui. René: c'est un professeur dépressif et incroyablement malchanceux, persuadé qu'il est prof à cause d'une malédiction. Talbin : c'est le professeur d'économie. Il a l'habitude d'enseigner les subtilités de l'économie libérale aux élèves par des exemples concrets du type poker. Il joue en Bourse, ce qui lui permet d'arriver en classe tantôt en lotus esprit et tantôt en vélo.  Il est moins présent dans les albums plus récents.

Mais le lycée c’st aussi l’administration et la vie scolaire :

Le proviseur : assez caricatural, il joue de son autorité, tout en abusant de son statut pour se dégager des problèmes. Il adore son métier et son lycée au point qu'il met plusieurs heures à quitter son bureau le soir du début des vacances d'été. Pour lui, un lycée est semblable à un paquebot et il en est le capitaine.




Le C.P.E.
 : Aussi caricatural, surnommé Mickey par les élèves à cause de ses oreilles. Il est également affublé d'un grand nez pointu.

Roger, Le concierge : il est craint par tous les élèves, à cause de son chien Bruno. Il déteste spécialement Boulard, car il doit en permanence effacer ses tags. Il vit au lycée, il est solitaire et personne ne l'aime.

Gérard dit Gégé : pion nouvellement recruté au lycée, il est particulièrement mou et niais. Les élèves profitent beaucoup de son esprit de copinage et de sa nonchalance. Sa phrase fétiche: « Ah, ouais! »

L'infirmière : personnage récurrent qui soigne aussi bien les élèves que les profs.

La cantinière : fait toujours ou presque les mêmes menus, à savoir, frites ou purée.

La femme de ménage : N'apparait pas très souvent, et traite tout le monde de 'tas d'feignants'

Et en haut de la pyramide :

Le ministre : on ne voit jamais son visage excepté dans une histoire qui lui est consacrée dans le tome n°1. Cela permet de le garder tout au long de la série, car si les ministres changent, les méthodes et désirs de réforme demeurent. Vénéré par le proviseur qui rêve et craint en même temps de le rencontrer, il fait des visites surprises au mauvais moment et exaspère ses collaborateurs par ses propositions de réforme (menacer de mort des gens pour qu'ils deviennent profs, sponsoriser les cours, payer les élèves...etc...).

Enfin pas de lycée sans élèves. Certains ne font que passer (comme les élèves passent le temps d’une scolarité) ou restent anonymes. A l’exception toutefois de Boudini : élève détestant particulièrement les cours d'EPS. Ce sont pour lui de vraies tortures. Eric le trouve d'ailleurs mou. Nitchinsky : autre cancre et ami de Boulard. C'est souvent lui qu'on désigne pour aller au tableau ou bien comme lanceur de boule de papier et enfin Thierry Boulard : cet élève est la caricature du cancre, mais est aussi une figure emblématique et très humoristique du lycée. La majorité des profs craint son père, un homme très costaud.

PÏCA er ERROCC ont aussi retracé l’histoire de l’Education Nationale dans une album Hors série : « Les Profs refont l’histoire »

 


Preuve du succès de cette série, cette anecdote :

J’étais alors représentant des parents d’élèves (et à ce titre je peux témoigner que la caricature des Conseils de Classe ne m’a jamais paru trop exagérée), j’ai connu un proviseur adjoint dans un grand lycée qui était chargé d’établir entre autres les emplois du temps. Ses collègues lui avaient remis un agrandissement d’une planche relative aux traces de ce genre d’exercice et elle trônait dans son dos, fièrement accrochée au mur. Je lui avais alors demandé « Ca se passe vraiment comme ça ? » Il avait souri et répondu « Non pas du tout, c’est pire… ».




Lors du festival de DIEPPE, en octobre 2008, j’ai rencontré ERROC. On a parlé des MUZICOS (autre série qu’il dessine) et des profs. Il m’a confirmé qu’il était toujours surpris de l’accueil réservé à sa série dans le corps enseignant. Mais qui n’a jamais connu un prof inoubliable, un BOULARD, un CPE et n’a pas de souvenirs pas si éloignés de ceux des Profs de PICCA et ERROC

Lors de ce festival, j’ai eu le plaisir de dédicacer mon album "LES INDIENS" à ERROC et la joie de recevoir une dédicace sur le 11ème volume de sa série.



 




C’est toujours un plaisir de « redoubler » avec ces albums pour pouvoir y retrouver comme à la rentrée ceux qui font ce lycée de BD


 

Par PANSE - Publié dans : COUPS DE COEUR - Communauté : bd blog
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Samedi 12 septembre 2009
Samedi 19 septembre aura lieu le 1er forum des associations d'ESLETTES (76)
Ce sera pour moi l'occasion d'être présent afin de faire connaitre l'atelier B.D qui sera proposé par le F.R.J.E.P (Foyer Rural des Jeunes et d'Education Populaire).

L'atelier démarrera le mercredi 16 septembre de 18h à 20h et sera l'une des nouvelles activités proposées par le F.R.J.E.P

Pour ce 1er forum des associations qui se tiendra dans la salle de la mairie, je rencontrerai les personnes désireuses de mieux connaitre la B.D et l'atelier de 10H à 12h et de 14H à 17H et proposerai également dédicaces et découverte de l'album "LES INDIENS"

Par PANSE - Publié dans : LES ATELIERS - Communauté : bd blog
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Vendredi 4 septembre 2009

Je serai présent avec le Foyer de la Culture et des Loisirs de CLERES au Forum des Associations qui se tiendra Samedi 5 septembre de 14H à 18H à l'Espace CLARA de CLERES (76)

A cette occasion je présenterai l'Atelier animé durant l'année et proposerai à le dédicace mon Album

Par PANSE - Publié dans : LES ATELIERS - Communauté : bd blog
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Mercredi 26 août 2009

REPRISE DES COURS DES ATELIERS 2009/2010

 

Les cours reprendront à CLERES (76) (A l’espace clara) le 23 septembre de 18h30 a 20 h30 (tous les 15 jours 1 mercredi sur 2)

 

Cette annee, des cours seront egalement assures dans un nouvel atelier dans le cadre du F.R.J.E.P d’ ESLETTES (76) a partir du 16 septembre (tous les 15 jours 1 mercredi sur 2) de 18H a 20H

 

Ces ateliers ont pour but de decouvrir la BD (dessin, scenario, composition) et pourquoi pas de realiser ses propres planches. Le tout sans pretention et dans la bonne humeur (la BD n’est pas un art triste)

 

Si vous êtes de la region, passez nous voir

Par PANSE - Publié dans : LES ATELIERS - Communauté : bd blog
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Mardi 25 août 2009

Les vacances se terminent pour la plupart des gens.

Déjà un lointain souvenir pour les juillettistes, plus proche pour les aoûtiens.

Pour prolonger les bons moments, il suffit de lire la série « Les campeurs » (4 volumes parus)



Chacun pourra retrouver ceux et celles qu’ils ont côtoyés quelques jours d’été (bien sur on reconnaît toujours les autres et pas soi même, c’est le but de la caricature)




Car c’est une caricature des campeurs en igloo, cabanon, caravane et camping car. Mais aussi une tranche de vie de ses lieux de villégiature populaire avec les voisins, les jeunes, les dragueurs, les toilettes, la vaisselle et même les hollandaises



Et comme tout campeur fidèle, ils ont plaisir à se retrouver chaque année, comme on a plaisir à les retrouver au fil des albums

Bien sur c’est BAMBOO qui nous offre cette série de veerle schwinnen et dugommier pour les textes et Eric MALTAITE au dessin.

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Mercredi 19 août 2009
 

Par PANSE - Publié dans : ILLUSTRATIONS ET REALISATIONS - Communauté : bd blog
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